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La Combattante – 1942-1945, son histoire, son épave
9 avril 2014

L’article, issu des archives du musée maritime de Rouen, et remanié par le CV J. Fermé, retrace l’histoire de ce navire de guerre. Cet ancien destroyer a permis, entre autre, au Général De Gaulle de débarquer sur le sol français, à Courseulles-sur-mer, en juin 1944.
Historique et caractéristiques de La Combattante

1/ La construction du HMS Haldon

A l’origine, il s’agit d’un destroyer anglais, H.M.S. Haldon. Alors en construction aux chantiers Fairfields, à Glasgow, il est endommagé par des bombardements la nuit du 13 au 14 mars 1941.

En décembre 1942, il est offert par la marine britannique aux Forces Navales Françaises Libres dirigées par le Général De Gaulle. Il était prévu que trois navires soient cédés à la France Libre, mais faute de marins français (en particulier d’officiers) seul ce navire à été donné.

H.M.S. Haldon est rebaptisé « La Combattante ». Son équipage est composé de marins français, et de quelques anglais (chargés de la radio).

2/ Aptitudes et caractéristiques de La Combattante

Les destroyers de la classe Hunt sont des bâtiments particulièrement aptes au combat de nuit.

Ils sont dotés de moyens de détection performants : deux radars de veille, l’un capable de détecter une vedette rapide à 8 000 mètres, et l’autre de suivre un avion jusqu’à 20 milles. Un radar artillerie sert de télémètre aux 4 canons de 102 mm dont la précision permet le tir de nuit sans visibilité. Un asdic type 144 permet de déceler à 6 000 mètres par écoute hydrophonique la présence de vedettes rapides. La Combattante possède ainsi le matériel de détection le plus moderne en 1944.

Pour sa taille, son artillerie est puissante, et tous ses canons peuvent tirer sur les avions. Elle est bien armée pour la chasse aux vedettes rapides qui sont dangereuses pour les grands destroyers.

Comme c’est un très bon bâtiment de combat, de par sa puissance et sa cadence de tir, elle est utilisée pour mener des patrouilles offensives en Manche le long des côtes occupées par les Allemands.

3/ Escortes et missions de sauvetage

Le 23 mars 1943, La Combattante effectue sa première mission qui consiste à escorter un convoi en Manche. Lors d’une de ses missions d’escorte, La Combattante recueille 68 hommes d’équipage du liberty ship Stell Traveller qui a sauté sur une mine. A plusieurs reprises, le torpilleur recueille des aviateurs tombés en mer ; le 29 mai 1943, deux équipages anglais et australiens, la nuit du 6 au 7 septembre 1943, deux aviateurs anglais, et le 25 juin 1944, 2 pilotes américains.

4/ Patrouilles

La Combattante effectue une série de patrouilles défensives (pour protéger le trafic maritime allié) et parfois offensives (à la rencontre de l’ennemi en Manche). Elle s’oppose essentiellement à des vedettes souvent fort dangereuses pour les destroyers.

Le torpilleur se fait remarquer lors de ses patrouilles en Manche et en Mer du Nord où il coule ou endommage plusieurs vedettes allemandes (schnell-boote).

La nuit du 25 au 26 avril 1944, l’équipage de La Combattante obtient son premier succès.

La Combattante et HMS Rowley interceptent au large d’Antifer un groupe de vedettes allemandes qui se rend vers Cherbourg. La Combattante parvient à couler un Schnell-Boot, le S147, puis à en endommager un autre. Elle repêche un survivant surpris d’avoir affaire à … des Français ! Suite à ce succès, un Schnell-Boot est peint sur chaque côté de la cheminée de la Combattante.

La nuit du 12 au 13 mai 1944 La Combattante fait exploser une vedette (S 141) dans laquelle était le fils aîné de l’amiral Dönitz. Après le combat, l’équipage recueille le corps d’un marin allemand (son brassard récupéré par un membre de l’équipage est exposé au Musée Maritime de Rouen).

5/ Une tragique erreur réciproque

Dans la nuit du 27au 28 mai 1944, la Combattante, basée à Portsmouth et recevant des ordres du C.I.C. Portsmouth (Commander in Chief Portsmouth), et le groupe des deux MTB 732 et 739, basé à Newhaven et recevant ses ordres du commandant local de Newhaven, font route l’un vers l’autre, se prenant mutuellement pour l’ennemi. La Combattante croyant avoir affaire à des Schnell-boote, les MTBs croyant avoir affaire à un torpilleur (Torpedo-Boot) allemand, les navires échangent des tirs. La Combattante, plus rapide, coule l’un d’entre eux : le MTB 732, navire anglais. Le torpilleur recueille les quinze survivants dont six sont sérieusement blessés et retourne vite à Portsmouth pour les déposer à l’hôpital.

6/ Le débarquement en Normandie

C’est le seul navire des Forces Navales Françaises Libres à participer aux opérations rapprochées du débarquement en Normandie, le 6 juin 1944. Il participe au bombardement des défenses côtières des plages avant le débarquement des troupes d’infanterie, devant Courseulles-sur-Mer.

La première partie de la nuit du 6 juin, le torpilleur français escorte l’un des convois transportant les unités d’assaut de la 3e DI canadienne: le convoi S 9 composé de dix Landing-Ship de différentes tailles, le plus gros transportait 1 644 hommes et portait 18 chalands d’assaut.

A 6h54, la Combattante commence à tirer sur la plage. Les cibles sont tout d’abord des maisons fortifiées, probablement utilisées comme postes d’observation. Pour éviter de toucher les habitations de la bourgade, la Combattante reste à 3 000 mètres du rivage, avec 4 mètres de profondeur. Les machines sont stoppées, le navire dérive, si bien qu’il s’échoue à 1500 m de la plage. Suite à cet incident, HMS Venus envoie un message humoristique en scot (signaux optiques en morse) à la Combattante : « Je suis heureux que ce soit un Français qui ait le premier foulé le sol de France… ».

La Combattante détruit, d’une salve de quatre obus de 102, une batterie allemande très bien dissimulée au milieu des dunes. Puis c’est au tour de cinq maisons fortifiées et trois blockhaus d’être mis hors service.

A 7h39, la Combattante est prise pour cible par une pièce de 88, bien cachée dans une simple maison du boulevard de la Mer. Depuis 4 minutes la Combattante est censée stopper ses tirs, or les barges de débarquement ne sont qu’à 150 mètres du rivage. Devant l’insistance du canonnier François Corbasson, le commandant autorise à tirer de nouvelles salves sur la pièce de 88 qui vise dorénavant les chalands. La deuxième salve atteint les réserves à munitions qui explosent avec la pièce de 88 mm.

A 7h49, les premiers soldats mettent le pied sur la plage de Courseulles, plus tard que prévu.

La seconde mission de la journée est de protéger les flancs droits de la Force J.

20h15, le torpilleur lève l’ancre pour rentrer à Portsmouth en escortant un énorme landing-ship dock.

7/ Le Général De Gaulle à bord de La Combattante

Le 14 juin 1944, à Portsmouth, la Combattante embarque des personnalités de la France Libre : le Général de Gaulle accompagné de Béthouart, du général Koenig, de l’Amiral Thierry d’Argenlieu, de Palewski, Vienot, Billote, Coulet, Chevigné, Courcel, Laroque, Boislambert, et Tissot. Est transportée également une cantine contenant 250 millions de francs en billets pour contrer le projet de monnaie éditée par les Américains pour remplacer le franc de Vichy.

Le général De Gaulle décore de la Croix de Guerre avec palme à Courseulles-sur-mer le commandant Patou. Il débarque sur la plage de Courseulles, au milieu d’un régiment canadien. Il part ensuite à Bayeux où il s’adresse à la population de Bayeux tout juste libérée. La nuit tombée, il revient à Courseulles et rembarque sur la Combattante.

8/ Combats près des côtes normandes

La Combattante poursuit la guerre en multipliant les missions de patrouilles près des côtes normandes, affronte notamment des navires allemands devant Antifer et Fécamp, en août 1944, en escortant des convois de navires marchands dans la Manche.

Dans la nuit du 25 au 26 août 1944, devant Fécamp, la Combattante occasionne de lourdes pertes à la 8e flottille d’Artillerie Träger qui transporte des munitions et des troupes de Fécamp au Havre. En tout 4 navires allemands sont coulés : AF 97, 105, 110, et 111, soit la moitié du convoi.

9/ La fin de La Combattante

Dans la nuit du 23 février 1945, la Combattante finit tragiquement, victime de l’explosion d’une mine de fond (*), en Mer du Nord, au large de Grimsby (côte Est de l’Angleterre, près de l’embouchure de la rivière Humber). Le navire se casse en deux et coule en peu de temps. Une grande partie de l’équipage disparaît lors du naufrage : 117 survivants, 62 tués et deux disparus, une douzaine de blessés.

(*) Certains ouvrages prétendent que le sous-marin de poche allemand : U 5 330 type Seehund était la cause de cette catastrophe, mais l’argument est basé sur des éléments erronés (mauvaise traduction des opérateurs radios allemands des communications alliées, la nuit du drame, le sous-marin n’était pas dans cette région). Donc tout porte à croire que c’est bien une mine de fond qui est la raison de la perte de la Combattante.

10/ Caractéristiques de la Combattante

Longueur : 85, 40 mètres Largeur : 9, 50 mètres Tirant d’eau : 3,60 mètres

Propulsion : Turbines à vapeur 19 000 CV, 2 hélices

Vitesse : 27 noeuds (50 km/h) Rayon d’action : 3 700 milles à 14 noeuds

Equipements de détection :3 radars, 1 ASDIC

Armement :2 tourelles doubles de 102 mm, 1 Pom-Pom quadruple de 40 mm,

1 Pom-Pom simple, 3 doubles affûts de 20 mm, 2 lance-torpilles

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Une association culturelle rouennaise, le Groupe de Recherche et d’Identification d’Epaves en Manche Est (GRIEME), a localisé et identifié la partie arrière de l’épave de la Combattante en mai 2002. Ses membres, accompagnés d’archéologues spécialisés, ont effectué une plongée sur le site de l’épave de la Combattante, et en ont retiré des pièces à caractère militaire, des pièces de la machinerie et des objets de la vie quotidienne des marins. La partie avant de l’épave, restée introuvable, a finalement été identifiée en 2005 par le GRIEME embarqué sur le chasseur de mines Capricorne, en collaboration avec une équipe anglaise. L’avant de la Combattante gît à un demi mille du lieu de l’explosion. L’explication avancée est que l’avant du navire, resté en surface après l’explosion, a dérivé un certain temps sous l’effet du courant avant de couler.


ENGLISH
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La Combattante - 1942-1945, its history, its wreck
April 9, 2014

The article, from the archives of the Rouen Maritime Museum, and revised by CV J. Fermé, traces the history of this warship. This former destroyer allowed, among other things, General De Gaulle to land on French soil, at Courseulles-sur-mer, in June 1944.

History and characteristics of La Combattante

1 / The construction of HMS Haldon

Originally, it was an English destroyer, H.M.S. Haldon. While under construction at Fairfields shipyards in Glasgow, it was damaged by bombing the night of March 13-14, 1941.

In December 1942, it was offered by the British Navy to the Free French Naval Forces led by General De Gaulle. It was planned that three ships would be ceded to Free France, but due to lack of French sailors (especially officers) only this ship was given.

H.M.S. Haldon is renamed "La Combattante". Its crew is made up of French sailors, and a few English (in charge of the radio).

2 / Abilities and characteristics of La Combattante

Hunt-class destroyers are particularly suitable for night combat.

They are equipped with powerful detection means: two watch radars, one capable of detecting a speedboat at 8,000 meters, and the other of tracking an aircraft up to 20 miles. An artillery radar is used as a range finder for the 4 102 mm guns, the precision of which allows night firing without visibility. An ASDIC type 144 makes it possible to detect the presence of speedboats at 6,000 meters by hydrophonic listening. La Combattante thus had the most modern detection equipment in 1944.

For its size, its artillery is powerful, and all of its cannons can fire at planes. She is well armed for hunting speedboats which are dangerous for large destroyers.

As it is a very good combat vessel, due to its power and rate of fire, it is used to conduct offensive patrols in the Channel along the German-occupied coasts.

3 / Escorts and rescue missions

On March 23, 1943, La Combattante carried out its first mission, which consisted of escorting a convoy in the English Channel. During one of her escort missions, La Combattante picked up 68 crew members from the Liberty ship Stell Traveler, which had hit a mine. On several occasions, the torpedo boat collects aviators fallen at sea; on May 29, 1943, two English and Australian crews, the night of September 6 to 7, 1943, two English aviators, and on June 25, 1944, 2 American pilots.

4 / Patrols

La Combattante carried out a series of defensive (to protect Allied maritime traffic) and sometimes offensive (to meet the enemy in the English Channel) patrols. It is essentially opposed to speedboats which are often very dangerous for destroyers.

The torpedo boat was noticed during its patrols in the Channel and the North Sea where it sank or damaged several German speedboats (schnell-boote).

On the night of April 25-26, 1944, the crew of La Combattante achieved their first success.

La Combattante and HMS Rowley intercept a group of German speedboats off the coast of Antifer on their way to Cherbourg. La Combattante manages to sink a Schnell-Boot, the S147, and then damage another. She picks up a survivor surprised to have to deal with ... French! Following this success, a Schnell-Boot was painted on each side of the Combattante's fireplace.

On the night of May 12-13, 1944 La Combattante blew up a speedboat (S 141) in which was Admiral Dönitz's eldest son. After the fight, the crew collect the body of a German sailor (his armband recovered by a member of the crew is on display at the Maritime Museum in Rouen).

5 / A tragic mutual error

On the night of May 27-28, 1944, the Combattante, based in Portsmouth and receiving orders from CIC Portsmouth (Commander in Chief Portsmouth), and the group of two MTB 732 and 739, based in Newhaven and receiving orders from the local commander of Newhaven, drive towards each other, mistaking each other for the enemy. The Combatant believing to be dealing with Schnell-boote, the MTBs believing to be dealing with a German torpedo boat (Torpedo-Boot), the ships exchange fire. The faster Combattante sank one of them: the MTB 732, an English ship. The torpedo boat picked up the fifteen survivors, six of whom were seriously injured, and quickly returned to Portsmouth to drop them off at the hospital.

6 / The Normandy landings

It is the only ship of the Free French Naval Forces to participate in the close operations of the landing in Normandy, June 6, 1944. It takes part in the bombardment of the coastal defenses of the beaches before the landing of the infantry troops, in front of Courseulles-sur-Mer .

The first part of the night of June 6, the French torpedo boat escorts one of the convoys transporting the assault units of the 3rd Canadian ID: the convoy S 9 composed of ten Landing-Ships of different sizes, the largest carrying 1 644 men and carried 18 assault barges.

At 6:54 am, the Combatant begins to shoot on the beach. The targets are first fortified houses, probably used as observation posts. To avoid touching the dwellings of the village, La Combattante remains at 3,000 meters from the shore, with a depth of 4 meters. The machines were stopped, the ship drifts, so that she ran aground 1,500 m from the beach. Following this incident, HMS Venus sends a humorous message in scot (optical signals in Morse code) to the Combatant: "I am happy that it is a French who first set foot on French soil…".

The Combattante destroyed with a salvo of four 102 shells a German battery very well hidden in the middle of the dunes. Then it was the turn of five fortified houses and three blockhouses to be decommissioned.

At 7:39 am, the Combattante was targeted by a piece of 88, well hidden in a simple house on the Boulevard de la Mer. For 4 minutes the Combattante is supposed to stop her shots, but the landing craft are only 150 meters away. from the shore. At the insistence of the gunner François Corbasson, the captain authorized the firing of new salvos on the 88 gun, which was now aimed at barges. The second salvo hit the ammunition reserves which exploded with the 88 mm gun.

At 7.49 a.m., the first soldiers set foot on Courseulles beach, later than expected.

The second mission of the day is to protect the right flanks of Force J.

8:15 p.m., the torpedo boat weighs anchor to return to Portsmouth, escorting a huge landing-ship dock.

7 / General De Gaulle aboard La Combattante

On June 14, 1944, at Portsmouth, the Combattante embarked personalities from Free France: General de Gaulle accompanied by Béthouart, General Koenig, Admiral Thierry d'Argenlieu, Palewski, Vienot, Billote, Coulet, Chevigné, Courcel, Laroque, Boislambert, and Tissot. Also transported is a canteen containing 250 million francs in banknotes to counter the currency project published by the Americans to replace the Vichy franc.

General De Gaulle decorates Commander Patou with the Croix de Guerre with palm in Courseulles-sur-mer. He landed on Courseulles beach, in the middle of a Canadian regiment. He then left for Bayeux, where he spoke to the newly liberated population of Bayeux. At nightfall, he returned to Courseulles and re-embarked on the Combattante.

8 / Fighting near the Normandy coast

La Combattante continued the war by increasing the number of patrol missions near the Normandy coasts, notably confronting German ships in front of Antifer and Fécamp, in August 1944, by escorting convoys of merchant ships in the Channel.

During the night of August 25 to 26, 1944, in front of Fécamp, the Combatant caused heavy losses to the 8th Artillery Flotilla Träger, which transported ammunition and troops from Fécamp to Le Havre. In all 4 German ships were sunk: AF 97, 105, 110, and 111, or half of the convoy.

9 / The end of La Combattante

On the night of February 23, 1945, La Combattante tragically ended up, victim of a bottom mine explosion (*), in the North Sea, off Grimsby (East coast of England, near the mouth of the Humber River). The ship broke in two and sank in no time. A large part of the crew disappeared in the sinking: 117 survivors, 62 killed and two missing, a dozen wounded.

(*) Some works claim that the German pocket submarine: U 5 330 type Seehund was the cause of this disaster, but the argument is based on erroneous elements (bad translation of the German radio operators of the Allied communications, at night drama, the submarine was not in this region). So everything suggests that it is indeed a deep mine that is the reason for the loss of the Combatant.

10 / Characteristics of La Combattante

Length: 85, 40 meters Width: 9, 50 meters Draft: 3.60 meters

Propulsion: Steam turbines 19,000 HP, 2 propellers

Speed: 27 knots (50 km / h) Working range: 3,700 miles at 14 knots

Detection equipment: 3 radars, 1 ASDIC

Armament: 2 double 102 mm turrets, 1 quadruple 40 mm Pom-Pom,

1 single Pom-Pom, 3 double 20 mm carriages, 2 torpedo launchers

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A Rouen cultural association, the Groupe de Recherche et d'Identification d'Epaves en Manche Est (GRIEME), located and identified the rear part of the wreck of the Combattante in May 2002. Its members, accompanied by specialized archaeologists, carried out a dive on the site of the wreckage of the Combattante, and removed military parts, parts of the machinery and objects of the daily life of the sailors. The front part of the wreck, which remained untraceable, was finally identified in 2005 by the GRIEME on board the Capricorne minehunter, in collaboration with an English team. The front of the Combattante lies half a mile from the explosion site. The explanation given is that the bow of the ship, which remained on the surface after the explosion, drifted for some time in the current before sinking.

